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Hypothèses sur le trésor de Saunière

 

 

 

 

 

 

 

 

 


   Jean-Michel Thibaux:
La tour Magdala dans laquelle se réfugiait l'abbé Bérenger Saunière 

 

 

 

 

Hypothèses sur le trésor de Rennes-le-Château.

Jean-Michel Thibaux.

 

 

 

Elles sont nombreuses. Nous nous limiterons donc aux plus connues:

1. Le trésor des Zélotes et des Saintes-Maries(voir ci-dessous)

2. Le trésor des rois wisigoths.

3. Le trésor des rois mérovingiens.

4. Le trésor des cathares.

5. Le trésor des templiers.

6. Le trésor de Blanche de Castille.

7. Le trésor spirituel de l'Église.

8. Le trésor découlant d'un traffic de messes.

 

 

 

 

1.Le trésor des Zélotes et des Saintes-Maries.

 

 

 

 

 

 


   Jean-Michel Thibaux:
   Entrée du site de Qumrân

 

 

 

 

Qumrân est un site archéologique en surplomb de la rive ouest de la mer Morte en Cisjordanie, sur la terre historique du royaume de Judée. Les archéologues ont d'abord pensé que le site était une forteresse hasmonéenne.

 

La formule « manuscrits de la mer Morte » désigne un ensemble de textes découverts dans la région du désert de Judée. Cet ensemble comprend les papyrus de Wadi el-Daliyeh (IVe siècle av. J.-C.), les documents de Massada (antérieurs à 73 ap. J.-C.), les textes de Bar Kokhba (révolte de 132 à 135 ap. J.-C.) et les documents plus récents, rédigés en grec, en araméen et en arabe, découverts à Khirbet Mird et qui datent de l'époque byzantine. L'ensemble comprend finalement les manuscrits de Qumrân. Ce sont ces manuscrits qui sont habituellement désignés, de façon exclusive, par la formule « manuscrits de la mer Morte ». Bien que l'ensemble de ces découvertes soit d'un grand intérêt, l'article qui suit traitera uniquement des manuscrits trouvés à Qumrân.

 

 

 

 


   Jean-Michel Thibaux:
Grotte numéro 4 dans laquelle furent trouvés les manuscrits les plus importants

 

 

 

Cependant, la découverte des rouleaux a amené Roland de Vaux à l'interpréter comme la résidence d'une secte essénienne Il est constitué de vestiges de bâtiments occupés approximativement entre -100 et +70, de 11 grottes dans lesquelles on a retrouvé, entre 1947 et 1956, les plus anciens manuscrits hébraïques actuellement répertoriés, connus sous le nom de manuscrits de la mer Morte, et d'un cimetière d'environ 1000 tombes. L'établissement est construit sur les ruines d'un fortin israélite de l'âge du Fer. Les chercheurs considèrent généralement qu'au cours de son histoire, le site a pu être occupé par un groupe sectaire appartenant à la mouvance du mouvement essénien décrit par Flavius Josèphe et Pline l'Ancien.
Le rouleau de cuivre de Qumran, trouvé avec les manuscrits de la Mer Morte en 1952, restauré par EDF, et restitué à la Jordanie par la France en 1997, fait état d’un trésor caché en l’an 68 dans 64 cachettes répertoriées.
Ce trésor fabuleux (1 545 000 talents d’or, 3 865 000 talents d’argent*, des objets de culte) dont l’origine est inexpliquée par les historiens, a été récupéré par les partisans de Jésus, après la destruction de Jérusalem en 70 et l’écrasement du mouvement Zélote.

Ce trésor sacré a été ramené en Septimanie lors de la fuite des Chrétiens de Judée jusqu'à Sainte-Marie-de-la-Mer, puis caché dans le Razès à côté du tombeau de Jésus.

*Un talent vaut 16 grammes 82

 

 

 

 


   Jean-Michel Thibaux:
 Le second temple de Jérusalem

 

 

 

La révolte des Zélotes : Les Zélotes ou zélés,  de Qiniim , qina, : jaloux sont les groupes qui combattirent le pouvoir romain les armes à la main pendant la Première Guerre judéo-romaine. Révoltés au départ contre le recensement de Quirinius, qui permet l'impôt « par tête », ils se radicalisèrent et finirent par s'attaquer aussi bien à leurs compatriotes jugés timorés ou soupçonnés de collaborer avec les Romains, qu'aux païens qui souillaient la Terre promise par leur seule présence. Judas de Galama  fut le fondateur de la quatrième secte qui entra en révolte.

 

Judas de Galama par Flavius Josèphe:

« Judas fut l'auteur de la quatrième secte. Elle s'accorde en toutes choses avec celle des Pharisiens, excepté que ceux qui en font profession soutiennent qu'il n'y a que Dieu seul que l'on doive reconnaître pour Seigneur et pour Roi. Ils ont un si ardent amour pour la liberté que les genres de mort les plus extraordinaires, les supplices les plus atroces qu'ils subissent eux-mêmes ou laissent souffrir aux personnes qui leur sont les plus chères, les laissent indifférents pourvu qu'ils n'aient à donner à nul homme le nom de Seigneur et de Maître. Comme bien des gens ont été témoins de la fermeté inébranlable avec laquelle ils subissent tous ces maux, je n'en dirai pas davantage, non de crainte de ne pas être cru, mais plutôt de peur que mes paroles ne donnent une idée trop faible du mépris avec lequel ils supportent la douleur. »

 

 

 

 

 


   Jean-Michel Thibaux:
L'empereur Titus détruit le temple de Jérusalem, par Nicolas POUSSIN

 

 

 

 

En 66 : Un jour de shabbat, en cette année là, à Césarée, un homme sacrifia des oiseaux à l’entrée de la synagogue, ce qui provoqua la colère des Juifs. Il s’ensuivit des batailles de rue entre Juifs et païens. Après avoir essayé de réprimer la révolte dans le sang, Florus se retira à Césarée tandis que les insurgés s’emparaient de l’esplanade du Temple. L’armée d’Agrippa II fut battue dans Jérusalem, Ananie  assassiné, les palais royaux  incendiés et les derniers Romains exécutés. Une rébellion éclata à Césarée, puis le mouvement se répandit à toute la Palestine où Juifs et Gentils s’affrontèrent. Plusieurs milliers de Juifs périrent dans les émeutes à Alexandrie.
Le gouverneur de Syrie Cestius Gallus attaqua Jérusalem avec la
XIIe légion Fulminata. Il s’empara du faubourg nord mais échoua  devant le Temple et se retira. Tombant dans une embuscade près de Beth-Horon, il perdit plus de cinq mille fantassins et presque quatre cents cavaliers. Ce fut le début de la guerre d’indépendance pendant laquelle les Zélotes liquidèrent les notables et les membres des grandes familles sacerdotales.

 

En 68 : Vespasien soumit la Pérée, occupa Antipatris, Lydda, Jamnia, Emmaüs, traversa la Samarie et marcha sur Jéricho. Il cessa les opérations militaires à l’annonce de la mort de Néron. Profitant de cette trêve, un sage, Rabban Yohanan ben Zakkaï quitta alors Jérusalem secrètement et se rendit au camp de Vespasien pour lui demander asile. Il fut envoyé dans un camp de réfugiés dans la ville de Yavné Après la destruction de Jérusalem, il constitua autour de lui un groupe de sages qui donnèrent à la Bible hébraïque sa forme finale, instituèrent des lois, rétablirent le calendrier. La cour de Yabneh remplaça ainsi le Sanhédrin de Jérusalem et diffusa la culture rabbinique.

En 69, 70  : Après l’échec du parti des prêtres et des aristocrates qui avaient fait  appel à Simon bar Giora, un des vainqueurs de Beth-Horon, réfugié dans la forteresse de Massada,  à la tête de ses troupes et d'Iduméens, vint combattre en vain Jean de Gischala en avril 68. Les Romains décidèrent de frapper fort. Les troupes de Titus attaquèrent le 30 mai 70 Jérusalem par le nord, prirent la première puis la seconde muraille. Jean de Gischala défendait l’Antonia et le Temple, et Simon Bar-Giora la ville haute. Titus renforça le siège, provoquant la famine. Le 6 août, Titus s’empara de l’Antonia et brûla les portes extérieures du Temple, puis envahit le Temple qui fut complètement brûlé (28 août). Il s’empara du reste de la ville haute où s’étaient réfugiés Simon Bar-Giora et Jean de Gischala. Jérusalem fut  rasée, sauf les trois tours du palais d’Hérode et une partie de la muraille.  Après la chute de Massada, ce fut la fin du second royaume de Jérusalem et le départ des rescapés vers la Septimanie et la région de Rennes-le-Château.

 

 


   Jean-Michel Thibaux:
Massada

 

 

 

Exhortation d'Éléazar ben Yair au moment de la chute de Massada:

Il y a longtemps, mes braves, que nous avons résolu de n'être asservis ni aux Romains, ni à personne, sinon à Dieu qui est le seul vrai, le seul juste maître des hommes ; et voici venu l'instant qui commande de confirmer cette résolution par des actes. En ce moment donc, ne nous déshonorons pas, car nous fûmes les premiers à nous révolter et nous sommes les derniers à leur faire la guerre.

Je crois d'ailleurs que nous avons reçu de Dieu cette grâce de pouvoir mourir noblement en hommes libres, tandis que d'autres, vaincus par leur attente, n'ont pas eu cette faveur. Nous avons sous les yeux, pour demain, la prise de la place, mais aussi la liberté de choisir une noble mort que nous partagerons avec nos amis les plus chers... Que nos femmes meurent sans subir d'outrages ; que nos enfants meurent sans connaître la servitude ! Après les avoir tués, nous nous rendrons les uns aux autres un généreux office, en conservant la liberté qui sera notre noble linceul.

 Mais d'abord, détruisons par le feu nos richesses et la forteresse ! Laissons seulement les vivres, ceux-ci témoigneront pour les morts que ce n'est pas la disette qui nous a vaincus, mais que, fidèles à notre résolution première, nous avons préféré la mort à la servitude... Prenons-nous en pitié, nous, nos femmes et nos enfants, tant qu'il nous est encore permis d'avoir pitié de nous-mêmes.

Car c'est pour la mort que nous sommes nés et que nous avons engendré nos enfants : même les heureux ne peuvent y échapper. Mais les outrages, l'esclavage, la vue de nos femmes ravies avec nos enfants pour le déshonneur, ce ne sont pas les maux d'une nécessité naturelle pour les hontes ; de telles épreuves, ils les supportent par lâcheté, parce qu'ils ne veulent pas, en en ayant le pouvoir, les prévenir par la mort... Mourons sans être esclaves de nos ennemis : sortons ensemble libres de la vie, avec nos enfants et nos femmes.

 

 


   Jean-Michel Thibaux:
    Massada aujourd'hui

 

 

 

Les SAINTES-MARIES : le dilemme à résoudre est le suivant : les Juifs fuyant la répression romaine ont-ils réellement débarqué en Camargue avant ou après la chute de Massada ? Or, jusqu’à ce jour, nous avons cette source historique sur la position d’un habitat à cet endroit. Elle nous vient du poète et géographe Rufus Festus Avienus, qui au IV siècle, signalant plusieurs peuplades dans la région, cite oppidum priscum Ra. Aviennus y voyait le nom égyptien d'une île consacrée à Râ, le dieu du Soleil et père de tous les dieux. Mais, à l'ère des grandes influences chrétiennes, Râ se transforma en Ratis, mot qui signifie bateau, radeau ou îlot.

 

                       

            
                    Jean-Michel Thibaux:
  La Vierge Marie, Jésus et les Saintes-Marie.

 

 

La légende : Après l'ascension du christ, Marie-Madeleine, Marthe sa soeur, Lazare son frère, Marie Jacobé, soeur de la Vierge, Marie Salomé, mère des apôtres Jacques et Jean, Maximin, l'un des 72 disciples, Marcelle, Sidoine, et d'autres encore, quittèrent Jérusalem à cause des persécutions que les chrétiens subissaient. Mais à Joppé, ils furent capturés par les infidèles et jetés dans un bateau sans voile, ni rame. Avec l'aide de Dieu, le navire traversa sans dommage la Méditerranée et s'échoua en Camargue. Sur la plage, ils élevèrent un autel en terre pétrie pour y célébrer leurs mystères, puis après quelques temps, ils se dispersèrent. Maximin se dirigea vers Aix ; Marie-Madeleine se retira à la Sainte Baume ; Lazare se rendit à Marseille, Marthe à Tarascon.

 

 

   
                Jean-Michel Thibaux:   Marie Salomé et Marie Jacobé dans leur barque.

 

 

Marie Salomé et Marie Jacobé restèrent sur cette plage avec leur servante Sara. Elles gardaient avec elles, le chef de Jacques le Majeur, fils de Marie Salomé et les têtes des Trois Innocents. Après une vie austère de dur labeur et de prières, elles moururent et furent enterrées sur place. Plus tard, à cet emplacement, on bâtit une église. Dans ces conditions, il nous paraît impossible que le fabuleux trésor des Zélotes ait été acheminé jusqu’en France. On peut donc évoquer « le trésor ou secret mystique ». Toutefois, la diaspora ayant éclaté, on peut entrevoir avec l’apparition des Juifs hellénistes, la possibilité d’un transfert d’or et d’objets précieux dans le monde romain.

 

 

        
                             Jean-Michel Thibaux: les Saintes-Maries de nos jours.

 

 

Les saintes sont fêtées deux fois l'an, le 25 mai pour Marie Jacobé et le 22 octobre pour Marie Salomé. Lors de la procession, les effigies des deux Maries debout dans leur barque, sont portées jusqu'à la mer. On les plonge au milieu des vagues.
Il faut y voir la reminiscence du culte d'Isis et de la barque solaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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