Accueil
Histoire des Burgondes
L'Or des Burgondes
Hypothèses sur le trésor des Burgondes
Le Trésor de l'abbé Saunière
Hypothèses sur le trésor de Saunière
Trésors de A à Z
Livres
Commentaires des Lecteurs
Evènements
Contact
Liens
livre d'or
forum
Vidéo
Hypothèses sur le trésor des Burgondes

 

 

Les hypothèses pour les recherches

 

 

 

 

Jean-Michel Thibaux: la Sapaudia.

 

 

HYPOTHESE DU TRESOR DANS LE RHIN

 

 

http://lefuretscience.fr/page.php?var=443

 

 

On cherche l’or du Rhin depuis des siècles, en vain. Parce que le Rhin est vaste, qu’il n’avait pas la même configuration au temps des Burgondes, un cours plus sinueux. Le Rhin d’aujourd’hui est différent de celui des Romains et des Burgondes, le tracé a évolué. Avant 1817, ce n’était que méandres. Il serpentait dans les forêts et champs et changeait dès qu’il rencontrait un obstacle. Il avait des largeurs différentes. Un nouveau tracé a été établi pour régulariser le Rhin et en faire une voie navigable large et rectiligne. Des bras ont été asséchés. Dans la partie sud du Rhin supérieur, les orpailleurs ont toujours tamisé le fleuve, dans l'espoir que l’or des Nibelungen remonterait peu à peu à la surface. Mais pourquoi ne le chercher que dans le Rhin ?

 

 

 

 

 

                      
                                         Jean-Michel Thibau:  Childeric I.

 


 

Parce que la légende donne des indices concrets. D’après la Chanson, Hagen a caché le trésor près du gouffre de Lorch. Lorch, le Trou Noir, zone redoutée des bateliers avec ses eaux profondes peuplées de silures géants.

 

Mais admettons qu’Hagen ne l’ait pas fait jeter dans le Rhin, comme le dit la Chanson. Mais alors, pourquoi y a-t-on trouvé des objets ?

 

 

 

 

 

                                
                                   Jean-Michel Thibaux:   Lorch de nos jours.

 

 

 

 

Les objets trouvés dans le Rhin sont ceux ces bateaux romains et burgondes qui sombraient. Le fleuve était un lieu de passage romain-germanique, une frontière fragile. Les Burgondes et les Alamans s’en allaient piller en Gaule et rentraient chez eux. Au troisième siècle, les routes pavées romaines facilitaient la tâche des pillards qui descendaient jusqu’à Lyon. Les Barbares pénétraient loin mais devaient fatalement repasser le fleuve pour rentrer chez eux. Les Romains les y attendaient pour récupérer leurs biens. Ils avaient une flotte fluviale dans la ville de Mayence, des navires de guerre, et des bateaux plus petits qui patrouillaient sur le fleuve, sur le Rhin supérieur surtout, entre Mayence et Strasbourg. Ces deux villes comportaient chacune cinq mille soldats. Les bateaux rapides tendaient des embuscades aux Burgondes, les percutaient et les faisaient chavirer. Ils se servaient au passage, naturellement.

 

 

 

 

 

                
                                              Jean-Michel Thibaux:
                     Crânes burgondes déformés. Ces déformation se retrouvent
dans toutes les civilisations et sur tous les continents. Les plus célèbres appartenant à la civilisation égyptienne (Akhénaton). L'auteur possède une tête déformée de la princesse Méryt-Aton. On sait, par exemple, qu'Attila avait ce type de crâne. Il faut y voir une pratique réservée à une élite au sein des sociétés antiques ou précolombiennes. (Les crânes ci-dessus ont été trouvés sur les bords du lac Léman)

 


 

Entre Mayence et Strasbourg, se trouvait le port de Neupotz, passage privilégié pour traverser le Rhin et rentrer chez eux. Sachant que les Romains les attendaient, les Germains répartissaient leur butin en différentes tribus pour multiplier les chances en traversant le Rhin à différents endroits. Ils ramaient dur pour éviter les galères en patrouilles. Leurs embarcations colmatées en ciment coulaient lors de la traversée. On a retrouvé crânes et fibules d’or.

 

 

 

 

 

 

 

HYPOTHESE D’UN LIEN ENTRE SIEGFRIED de la légende ET le personnage historique HERMANN LE CHERUSQUE, DIT ARMINIUS

 

Dans la Chanson des Nibelungen, les lieux historiques sont Xanten, le Nederland, le Rhin inférieur.

Au combat, Siegfried se montre digne de Krimhild, sœur du roi Gunther. La légende rejoint la réalité historique.

 

Pour pénétrer plus à l’est, les Romains ont établi une base pour les légionnaires à Xanten, sur la rive droite du Rhin qui reste à conquérir. Cette dernière est occupée par les Germains que les Romains nomment Barbares. Il y a des Chérusques parmi eux, redoutables en combat rapproché grâce à leurs épées courtes en acier trempé.

 

 

 

 

                             
                       Jean-Michel Thibaux:   Monument à la gloire d'Arminius.

 


                                                          

Tacite parle d’un héros germanique : Arminius. Ce dernier s’est choisi un nom romain pour ne pas être considéré comme un Barbare germain, car il est cultivé et lettré, officier de l’armée romaine, chef des mercenaires au service de l’empereur Auguste. Il a passé sa jeunesse à Rome, fréquente la caste des aristocrates, nobles chevaliers de l’empire romain. Il est fils d’un prince germain de la tribu des Chérusques. On l’appelle Hermann le Chérusque.

 

 

 

 

 

                        
                                              Jean-Michel Thibaux:
                                 Arminius exalta le nationalisme allemand.
        Sur cette gravure, nous voyons Germania devant le monument du héros.


 

Constatant la politique inique de Publius Quintilius Varus, gouverneur romain de Germanie qui impose sa volonté cruelle au peuple, Arminius prend ses distances avec l’armée romaine.

 

 

 

 

         
                                               Jean-Michel Thibaux:
                           Hermann le Chérusque appelé aussi Arminius.

 


 

Dans la Chanson des Nibelungen, Siegfried, mercenaire du roi des Burgondes Gunther, se retourne contre lui, l’ancien allié devient un ennemi. Arminius-Hermann devient adversaire de Rome en l’an 9 après Jésus-Christ.

 

 

 

 

            
                             Jean-Michel Thibaux: la guerre contre Rome.

 

 

 

Dix huit mille légionnaires romains armés rejoignent leur camp de Xanten. Arminius leur fait croire qu’une rébellion d’une tribu germaine a éclaté et qu’il faut changer de direction. Il leur a tendu un traquenard dans les défilés du Teuttoburger Wald, à Kalkriese, en basse Saxe. La colonne interminable des légionnaires romains s’engage dans la forêt dense et ne peut plus faire demi-tour. Elle s’étire sur quinze kilomètres dans un terrain bourbeux, marécageux. Les chevaux de cavalerie et les chariots civils s’enfoncent. Ce qui était autrefois des blocs défensifs devient chenille de soldats isolés. La bataille s’engage dans un passage étroit. Les Romains se noient dans les marais, les fuyards ont les Germains aux trousses qui, eux, connaissent les lieux, ils sont exterminés durant leur fuite. La bataille a duré plusieurs jours et fait dix huit mille morts parmi les légionnaires. Varus ne s’en remettra pas et se suicidera.

 

 

 

 

                          

                                         Jean-Michel Thibaux:  Varus vaincu.

 

 

 

Quand, six ans plus tard, les armées romaines reviennent sur les lieux, sur ordre du nouveau propréteur Germanicus, ils trouvent les dépouilles de leurs collègues et leur rendent les honneurs. Le terrain est jonché de pièces de monnaies à l’effigie d’Auguste, d’épées, de pointes de flèches, projectiles en plomb, casques en fer romains, casques d’infanterie en bronze, sandales à clous, les calligas militaires romaines.

 

 

 

 

                            

         Jean-Michel Thibaux: légionnaires de Varus tombés en embuscade.

 

 

 

 

Mais qu’ont-ils fait du trésor, des richesses de Varus, le propréteur de Germanie ? Où est passé le trésor du camp d’été en route pour le camp d’hiver ? On pense à la vaisselle d’or et d’argent, aux bijoux et phalères, ces armures d’apparat en argent massif, à la caisse au trésor qui permettait de rétribuer les soldats en métaux précieux.

 

 

 

                                        
                                         Jean-Michel Thibaux: les Burgondes.

 

 

 

Soit Arminius a partagé l’or, soit il l’a caché en lieu sûr. Et on pourrait imaginer, comme certains historiens, qu’Arminius et le Siegfrid de la chanson ne font qu’un. Le trésor que ce dernier a conquis serait celui-là.

 

 

 

 

                            
                                                  Jean-Michel Thibaux:
Marcus Caelius est un centurion de la XVIII légion Augusta. Il nous est connu par sa pierre tombale, trouvée à Castra Vetera (Xanten), qui indique sa mort à la bataille de Teutobourg. Pendant longtemps, cette pierre tombale fut la seule trace archéologique de la bataille.

 

 

 

Avec les pertes de la légion de Varus, Arminius devient le libérateur de la Germanie ; entre Rhin et Elbe les tribus retrouvent la liberté. Les Romains se retirent de la rive droite. Mais dans le camp d’Arminius, s’élèvent des voix pro-romaines, certains ne veulent pas couper avec l’Empire. En l’an 21, Arminius est assassiné par des membres de sa famille Chérusque, amis de Rome, comme Siegfried trahi par les siens.

 

 

 

 


Jean-Michel Thibaux: les trésors barbares.

 

 

 

 

 

 

 

HYPOTHESE DU TRESOR DES BURGONDES EN SAVOIE, DANS LA REGION D’ALBERTVILLE

 

 

 

 

 

 

                       

            Jean-Michel Thibaux: Château rouge de Conflans à Albertville

 

 

 

 

 

    

                
                                                   Jean-Michel Thibaux:

        La Maison Rouge, ancien couvent des Bernardines a Conflans a bien des secrets à nous révéler.

 

 

 

Dans cette hypothèse, il faut souligner l'importance stratégique de Conflans près du village actuel de Notre-Dame-des-Millières. Nous sommes dans la même configuration que dans l'histoire du trésor de Rennes-le-Château. Les Wisigoths, en s'enfuyant, cachèrent en partie leur butin dans le Razès. Les Burgondes, poussés par la même urgence, dissimulèrent "l'or des Niebelugen" en Sapaudia, dans le secteur géographique d'Albertville. Une seule société secrète autrichienne semble s'y être interessée : Les Frères Asiatiques. Mais à la différence de l'affaire de Rennes-le-Château, aucun curé n'a été manipulé pour trouver l'emplacement du fabuleux trésor des Savoyards.

 

 

 

 

 

                     
                                                                           Jean-Michel Thibaux:


 

                 La Sapaudia (le pays des sapins), état tampon Burgonde.

 



 

 

En résumé, la Savoie a d’abord été occupée par les Allobroges qui repoussent les Ceutrones en Tarentaise. La rivière Arly devient la frontière des deux peuples. Un oppidum existe sur le rocher de Conflans (Albertville). Vers 121 avant notre ère, les Romains conquièrent la région, le confluent Isère-Arly devient frontière administrative avec le poste de douane Ad Publicanos.

 

 

 

                   
                                Jean-Michel Thibaux: le pays des Allobroges.

 

 

            
                                               Jean-Michel Thibaux:
          En violet, la voie romaine principale. En pointillé, les voies secondaires.

 

 

La route romaine des Alpes.

...Suivant ensuite la rive droite par Pomblière Saint-Marcel, la route arrive à Moûtiers (Darentasia qui a donné le nom de Tarentaise). Il ne reste que peu de traces de la chaussée à travers Moûtiers et Aigueblanche. Les travaux effectués par E.L. Borrel vers 1885, révèlent une chaussée formée d'une couche de gravier de 0,35 m. à 0,50 m. d'épaisseur, le plus gros gravier se trouvant à la base (ruderatio) et reposant dans les passages humides sur un lit de pierres.

Le parcours continue sur la rive gauche en direction de Notre-Dame de Briançon où il repasse sur la rive droite vers Arbine (Obilona) puis s'éloignant de l'Isère et en longeant le bas de la montagne, rejoint les environs d'Albertville (Ad-Publicanos) où se trouvait un poste de péage. Elle traversait ensuite l'Arly au sommet de la ville actuelle, où l'on en a retrouvé de nombreuses traces. C'est un carrefour important en direction d'Annecy (Boutae) via Faverges-Viuz (Casuaria) pour se diriger ensuite vers le lac Leman et Genève.

 

 

 

      
                                       
Jean-Michel Thibaux:
  Monnaie romaine avec tête de Rome et au revers un auxiliaire Allobroge

 

 

La route prend ensuite la direction de Chambéry (Lemencum) en suivant la vallée de l'Isère. Passée cette ville, elle continuait vers Vienne via les Échelles (Labisco) et Aoste (Augusta). Chambéry était aussi un point de départ vers le nord pour Seyssel (Condate) via Aix-les Bains (Aquae) et aussi vers le sud pour Grenoble (Cularo).

 

Ecrits de Ammien Marcellin, historien grec d'Antioche (IVe siècle) concernant la route des Alpes:

"Quand à celle venant de Gaule (la route des Alpes), ses pentes sont très accusées et effrayantes à regarder à cause des rochers qui la surplombent de chaque coté. Et particulièrement au printemps au moment de la fonte des neiges, entre les ravins aux flancs escarpés et les fissures dissimulées par l'accumulation de la glace, hommes et bêtes, descendants d'un pas hésitant, se mettent à glisser ainsi que les attelages... les hommes et les bœufs s'efforcent de les retenir par derrière avec de grosses cordes... En hiver... des pieux ont été alignés le long du bord pour les guider"     

 

 

En 436-437, le roi Gunther lutte contre le général romain Aetius, vingt mille guerriers Burgondes sont anéantis. Quarante quatre mille autres sont envoyés en Sapaudia, le Pays des Sapins, territoires frontaliers entre Alpes et Jura, laissés à l’abandon par les Helvètes ayant reflué vers la Suisse allemande. Ils établissent leur capitale à Genève, puis Lyon et Vienne en 463. Ils s'installent dans les villages environnant Conflans, ce dernier restant en principe aux indigènes qui s'y sont réfugiés.

 

 

            
                                                  Jean-Michel Thibaux:
                              Reconstitution de la villa romaine de la Rachy.


 

   

A La Rachy, sur le territoire de Gilly, à Albertville, on a découvert les restes d’une grande villa romaine, sur un site gallo-romain important.

Quand en 1840, à Albertville, on a construit le pont actuel donnant sur la rue Gambetta, on a trouvé une centaine de pièces romaines.

 

Le niveau de l’ancienne ville est à moins sept mètres. Quand pour faire le pont, on a extrait des remblais à Saint-Sigismond, sous le puits, on a découvert des murs très massifs et des escaliers à dalles longues et larges. Bien avant, on avait trouvé au sommet de la ville dans un bloc de tuf, une tête de bronze barbée aux yeux de cuivre jaunes et lèvres en argent. La rivière Arly a emporté beaucoup de vestiges intéressants.

Le nom de Saint-Sigismond est lié au roi burgonde. Sigismond a été converti au Catholicisme, alors que les Burgondes étaient Chrétiens ariens. Il a contribué à la propagation de la religion dans le pays. Mais son nom a été donné plus tard au bourg qui jouxte Albertville.

 

A la frontière de la Narbonnaise et des Alpes Grées, la route romaine, l’Augusta praetoria, de Mediolanum à Vienna (Milan-Vienne) passait le péage d’ad Publicanos, grimpait sur le roc de Conflans en Viennoise, passait au pont de bois sur l’Arly, là où le cours est resserré, sous Conflans. La grande route repartait sur la rive droite de l’Isère direction Vienne et Lyon par Saint-Sigismond, Gilly, Grésy, Arbin... Au bout du pont, une seconde voie impériale se dirigeait vers Genève et le Rhin via Annecy. Le vieux pont a toujours existé, face à la rue Bugeaud. On l’a remplacé en 1864 par un pont de pierres à trois arches face à la rue Gambetta, quatre vingt mètres en avant.

 

 

 

 

 

                      
                                                                                      Jean-Michel Thibaux:

                 Sous la  Dent du Corbeau, sont peut-être cachés trois trésors différents.  

 

 

 

L’unique route pour le Petit Saint-Bernard et l’Italie passait donc obligatoirement par Conflans, avec le poste de péage dans la plaine, ad Publicanos, le quarantième des Gaules (correspondant à deux et demi pour cent sur toutes les marchandises entrant ou sortant de la Gaule.)

Les Burgondes ont pu y cacher une partie de leur trésor, car ils étaient chargés de la surveillance des frontières et de la sécurité des routes alpines par les Romains qui avaient conquis cette région en 121 avant Jésus-Christ, après la défaite des Allobroges. Ils ont opéré des descentes en Italie ostrogothique, et lors d’un raid en 494 ont réduit en esclavage six mille paysans de la plaine du Pô. Ils tenaient le Grand et le Petit Saint-Bernard. Ils devaient aussi contenir la poussée des Alamans.

 

La première souveraine de Conflans fut la reine Ermengarde, épouse de Rodolphe III dernier roi de Bourgogne. Un diplôme de 1015 atteste cette donation. Bourgogne vient de Burgonde. D'après le texte, on peut imaginer les sommes immenses qui furent récupérées par la reine.

 

 

 

                                 
                                       
Jean-Michel Thibaux:  Rodolphe III


 

« Au nom de la très Sainte et Indivise Trinité, Rodolfe, Roi par la Clémence de Dieu ; qu'il soit connu de tous les hommes, nés ou à naître, que, poussé par amour conjugal et conseillé par les grands de mon royaume, je donne à ma très chère épouse Irmengarde, la résidence royale d'Aix  avec les colons de ce domaine en notre propriété, pour qu'ils l'habitent et en cultivent les terres. Et je lui donne mon fisc d' Annecy, avec ses dépendances, ses esclaves et ses servantes ; et je lui donne la totalité de l' abbaye de St Pierre de Montjoux et je lui donne mon fisc de Ruë  avec ses dépendances, ses esclaves et ses servantes, et je lui donne le château de Font  avec ses dépendances, et la part de la villa d' Yvonand  qu'Henri possédait, avec ses esclaves, ses servantes et toutes ses dépendances ; je lui donne la résidence royale de Neuchâtel , avec ses esclaves, servantes et toutes ses dépendances ; je lui donne Arin, avec toutes ses dépendances, esclaves et servantes. Qu'elle ait le droit de posséder, de donner, de vendre, en somme de faire tout ce qu'elle voudra de ces biens. Pour que nos successeurs tiennent pour vrai et ne cassent pas ce que j'ai fait, nous avons authentifié de notre main et ordonné qu'il soit scellé de notre sceau. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’aristocratie romaine installée en Sapaudia dans d’immenses domaines avait besoin de protection. Une nouvelle aristocratie est née de la fusion des chefs burgondes et des latifundiaires romains. Ils vivent avec les Romains et s’intègrent, s’installent sur la route Milan-Vienne.

 

Outre les ateliers monétaires de Genève, Sion et Suse, il y avait ceux de Moûtiers, pas loin d’Albertville. On a retrouvé des pièces d’or datant d’entre 570 et 640. Les populations germaniques nouvellement arrivées ne parlaient pas latin, et la monnaie portait des runes gravées. Peu à peu, la langue romane s’est imposée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Savoie et la région d’Albertville restent cependant éloignées de leurs bases de départ, les Burgondes sont moins nombreux ici que dans le Valais ou Aoste. Pourquoi auraient-il caché leur trésor aux Millières plutôt que là-bas ou même à Seythenex où se trouve une fort belle grotte avec une cascade, comme dans la chanson des Nibelungen ?

 

 

 

 

                              

                                Jean-Michel Thibaux: Le royaume Burgonde.

 

 

 

 

Rien ne prouve que les Burgondes se sont vraiment implantés ici. Certes, l’importance stratégique de la route du col du Petit-Saint-Bernard. La route vers Rome. Mais on n’a aucune trace écrite de leur implantation parce qu’il n’y avait pas de centres urbains ou ecclésiastiques importants. Moûtiers et Saint-Jean-de-Maurienne n’étaient que de petits bourgs. Sans compter l'apparition des Sarrazins dans la région, ce qui vient singulièrement compliquer nos recherches.

 

 

 

 

                          
                  Jean-Michel Thibaux: Tour sarrasine à Conflans-Albertville.

 


 

Mais rien ne prouve non plus que les Burgondes n’étaient pas ici. Tant qu’on ne retrouvera pas d’objets ou d’écrits les concernant. Par ailleurs, il est difficile aux experts de distinguer les productions burgondes de celles des autres peuples comme les Alamans. On les a quand même identifiés comme ayant peuplé la région. On dit même qu’ils étaient d’excellents éleveurs et ont créé les meilleures races bovines.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De source sûre, on les trouve à Pontcharra à Bramefarine, à Marthod, sur la rive droite de l’Isère, à côté d’Albertville, l’ancien Marthodi. Ils ont habité la montagne de Seythenex, juste derrière. Les Burgondes pouvaient remonter du bassin d’Annecy par le col de Tamié qui descend sur Mercury, derrière Albertville. En descendant sur le versant Haute-Savoie, on trouve Viuz-Faverges, du burgonde Willeringos. On y a découvert des crânes coupés à la hauteur des orbites, alors qu’ailleurs ce sont des crânes déformés, une inhumation habillée que ne pratiquent pas les autres peuples.

Leurs objets : damasquinure par incrustation, cloisonnement de morceaux de verres colorés, scramasaxes, lames de machettes et de couteaux, épées, hache de jet ou de combat rapproché, fer de lance. Certes, nous ne sommes pas sûrs à cent pour cent qu’il s’agisse d’objets burgondes ; ils peuvent être alamans ou francs. On a découvert des fibules ansées et des boucles cannelées en argent, de costumes de femmes burgondes.

 

 

 

 

                                        
                                    Jean-Michel Thibaux:  Casque burgonde.

 


 

Les Burgondes avaient de petites nécropoles dans le bassin d’Annecy.

Il ne faut pas oublier les fouilles du docteur Paul Topinard en 1873 dans le cimetière antique burgonde de Ramasse, dans l’Ain. Dans une grotte, on a trouvé plaques de ceinturon en bronze sculpté, bagues, boucles, colliers d’ambre, perles en pâte de verre. Le cheval de l’Apocalypse est représenté sur deux plaques. Une rectangulaire montre deux personnages debout avec une croix sur le front, signe que c’était des Chrétiens. On a trouvé casque, bracelet et hache.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

HYPOTHESE DU TRESOR CACHE A NIBLES, PRES DE SISTERON

 

 

L'histoire, mâtinée de légende, raconte qu’à Saint-Geniez se trouvait un trésor. Vers 413, ce trésor venu de Rome aurait été transporté dans des chariots en direction de Carcassonne, afin de fonder le royaume de Septimanie. Il aurait été dissimulé en ce lieu sur les ordres d’un affidé d’Athaulf, roi des Wisigoths, du nom de Claudius Postumus Dardanus. Ce dernier, disposant de nombreuses troupes, devait accorder son autorisation au passage des chariots wisigoths en route pour Carcassonne. Il était, selon Sidoine Apollinaire, le plus cruel des félons existant en ce siècle. Il aurait prélevé comme droit de passage en Provence une partie des chariots des Wisigoths.

 

 

 

          
                                                  Jean-Michel Thibaux:
             Une partie de la Pierre du Dromon ou de Théoules, point de départ
                         des recherches sur la cité disparue de Théopolis.


 

 

En 409, alors qu’ils sont encore en deçà du Rhin, le prince Arverne Jovinius fédère d’autres peuples contre Rome, il s’allie notamment avec Gunther, roi des Burgondes, et Athaulf, roi des Wisigoths. Quatre rois regroupent leurs armées à Valence pour faire route vers Rome, via Arles. Informé par ses espions, Dardanus les rencontre et brise leur alliance ;  Jovinius reste seul à combattre et perd la vie.

Pendant le siège de Valence, les Wisigoths qui se trouvaient près de Turin franchissent le col du Montgenèvre, dépassent Briançon et Gap, longent la Durance jusqu’à l’oppidum de Sisteron, le Segustro Romain, payent Dardanus en chariots d’or pour leur avoir accordé de fonder un royaume en Narbonnaise.

 

 

 

 

                         
                    Jean-Michel Thibaux: le site de Théopolis, la cité disparue.


 

 

 

A Valence, le roi Burgonde Gunther, celui qui possède le trésor des Nibelungen, décide de s’établir au nord de Segustro dans le secteur de l’actuel village de Nibles. Ils traversent la Durance et, par la Crête des Monges, se retrouvent au sommet des Nibles, montagnes d’une altitude de deux mille mètres. Les Nibelungen sont les “Fils du Brouillard”. En provençal, nebles signifie "brouillard, brumes, nuages ou nuées". 

 

 

 

 

                        
                                                   Jean-Michel Thibaux:
                                            Carte de la région de Théopolis
                        Chardavon (à gauche) aurait été fondé par les Chaldéens

 

 

                                    

                                    
                                                    Jean-Michel Thibaux:
 Le rocher du Dromon n'a jamais révélé ses secrets. Il s'élève comme un rostre de navire. Nous ne pouvons nous empêcher de faire un rapprochement avec les galères rapides de l'antiquité portant le même nom.

 

 

                            
                                         Jean-Michel Thibaux:  Dromon.



 

Au sud du village, dans les falaises du plateau de Gache, un immense anneau est gravé au Nord, dans lequel certains voient l’anneau des Nibelungen.

Alliés de Dardanus, ces Burgondes s’installent donc dans le secteur de Theopolis (le Dromon près de Saint-Geniez) et, en raison des combats, sont amenés à dissimuler leurs trésors, qui ont pu financer la construction de leur cité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Retour en haut de page

© 2012