Accueil
Histoire des Burgondes
L'Or des Burgondes
Hypothèses sur le trésor des Burgondes
Le Trésor de l'abbé Saunière
Hypothèses sur le trésor de Saunière
Trésors de A à Z
Livres
Commentaires des Lecteurs
Evènements
Contact
Liens
livre d'or
forum
Vidéo
Le trésor des Cathares

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

4. Le Trésor des Cathares
Jean-Michel Thibaux.

 

 

 

 

                                 
                                             Les châteaux cathares 

  

        

 

Nous croyons au Père, au Fils et au Saint-Esprit qui, seuls, ont le pouvoir de lier et de délier ; le Père est éternel, en qui et par qui, toutes choses existent ; le Fils est l’esprit de l’homme que Dieu aima ; le Saint-Esprit est la connaissance des Sciences divines, suivant laquelle toutes choses sont ordonnées ; nous ne reconnaissons pas l’évêque de Rome ni aucun autre, mais seulement celui qui, chaque jour, visite nos frères dans tout le monde et les illumine, et, lorsqu’il est envoyé par Dieu, on trouve près de Lui le pardon des péchés. Nous gardons la chasteté bien que mariés ; nous ne mangeons pas de viande, nous observons un jeûne rigoureux ; nous lisons chaque jour la Bible ; nous prions beaucoup et nos anciens se succèdent nuits et jours dans l’oraison ; nous mettons nos biens en commun ; il nous est doux de mourir au milieu des tourments pour éviter les châtiments éternels.”

 

 

 

                                         
                                                      
     Montségur

 

 

 

Combien de kilomètres séparent Rennes-le-Château de Montségur ?
56 kilomètres. Ce kilométrage est symbolique. D’autres sites cathares sont bien plus proches de la tombe de l’abbé Saunière.

 

 

 

 

Réflexion historique sur le catharisme.

 

 

 

 

               
                                           Joutes dans le Nord

 

 

 

A la fin du XIIème siècle, un immense fossé culturel et social sépare la France et le Languedoc. Au Nord de la Loire, les Seigneurs brutaux appliquaient des lois dures et se livraient à des guerres fratricides. Au Sud, si l’on excepte le long conflit entre les comtes des Baux et les comtes de Barcelone, la noblesse avait l’esprit ouvert à l’art et aux idées novatrices. Ainsi, de Bordeaux à Narbonne, les troubadours furent les vecteurs et les propagandistes du renouveau culturel qui sensibilisa les femmes à la tête des Cours d’Amour, puis les hommes revenant des Croisades.

 

 

 

               
                                                 
    Les troubadours

 

 

  

Ce terreau fertile favorisa l’expansion de la doctrine Cathare qui, en moins d’un demi-siècle, attira de nombreux adeptes qui ne se reconnaissaient plus dans l’Eglise catholique dévoyée. Les premiers Seigneurs qui encouragèrent le Catharisme furent les Trencavel, vicomtes de Carcassonne. Par cette politique habile, ils contrebalancèrent le pouvoir omnipotent des évêques et au-delà, celui de Rome.

 

 

                          
                                         Joutes amoureuses dans le Sud

 



Saint-Augustin utilisa le mot grec catharoi pour désigner une secte manichéenne dont les adeptes se désignaient comme « purs ». En 1163, lors d’un sermon, le moine Eckbert de Schönau en Rhénanie employa ce même mot pour fustiger les hérétiques de Germanie. En 1201, puis en 1241, on retrouvera les mots dans les textes "De haeresi catharorum in Lombardia" et "Adversus catharos", de Monéta de Crémone. A la fin du XIIIe siècle, Rainier Sacconi en parlera dans  "Summa de catharis". Toutefois, l’église préfèrera l’utilisation d’hérétique à cathare. Il faut remonter au gnosticisme, bien avant le manichéisme, pour trouver la source du Catharisme. Les tenants du Gnosticisme admettaient l’opposition du Mal et du Bien en soutenant que l’âme à l’image de Dieu était emprisonnée dans le corps, création du Mal.

 

 

 

                       
                                  
      Nécropole bogomile en Bosnie

 

 

 

 Les traces les plus anciennes du Catharisme sont attestées en Bulgarie. La doctrine dualiste du Bien et du mal fut mise en valeur vers l’an 950 par les prêches du pope Bogomile. Le Bogomilisme gagna la Macédoine, le Péloponnèse, la Bosnie, la Turquie, puis l’Italie du Nord.

 

 

 

                                       
                                                 

 

 

 Le Catharisme est dans une phase ascendante qui sera couronnée par la charte cathare édictée lors du concile hérétique de 1167 à Saint-Félix-de-Caraman (Lauragais). La réaction des Catholiques est violente. Ils accusent les Cathares de pratiquer les rituels sataniques et de se livrer à l’inceste. Alors qu’à ses débuts, le Catharisme a du mal à s’implanter dans la région de Carcassonne et de Toulouse. Dès 1180, en Bosnie, il devient la religion officielle de l’État. Les Cathares dit « les Parfaits » prennent l’habitude de s’appeler « bons hommes », « bons Chrétiens » ou « amis de Dieu ». Vêtus de bure noire, ceint d’une corde blanche, ils allaient par paire répandre leur foi en se servant de l’Évangile selon Saint-Jean.

 

 

 

                                
                              
         Le pape excommunie les Cathares

 

 

 

La prédication de l’évêque Diego d’Osma en 1206 représente une tentative de persuasion à grande échelle avec un moratoire de la coercition pour que les hérétiques se prêtent aux « disputatio » sans crainte. Mais pendant que Diego et le légat Raoul de Fontfroide prêchent, Pierre de Castelnau travaille à la coercition, cherchant à obtenir en Provence les serments de paix pour chasser les hérétiques. C’est cette politique qui le met en conflit frontal avec le comte Raymond VI de Toulouse qui refuse de prêter serment et est excommunié en mai 1207. Ce conflit aboutira à la rencontre orageuse entre Pierre et Raymond à Saint-Gilles et à l’assassinat, le 14 janvier 1208, au  bord du Petit Rhône près de Saint-Gilles du Gard, du légat pontifical Pierre de Castelnau. Crime qui servira les intérêts de la papauté.

 

 

 

 

             

                        
                                           
Raymond VI de Toulouse

 

 

 

 

 

En 1209, à l’appel du pape Innocent III, une Croisade venue du Nord du royaume de France se rua sur le Sud du pays.

 

 

 

 

       

                              
                
 Simon de Montfort, chef de la croisade contre les Albigeois

 

 

 

 

 

 

 Extrait de l’encyclique d’Innocent III : "En avant, donc, chevaliers du Christ ! En avant, vaillantes recrues de l'armée chrétienne ! (...) Appliquez-vous à détruire l'hérésie par tous les moyens que Dieu vous inspirera (...) Quant au comte de Toulouse (...), chassez-le, lui et ses complices, des tentes du Seigneur. Dépouillez-les de leurs terres, afin que des habitants catholiques y soient substitués aux hérétiques éliminés..."

 

 

 

 

 

                                      
Raimond-Roger Trencavel, Vicomte de Carcassonne, de Béziers, d’Albi et du Razès, marié à Agnès de Montpellier, mourut dans son cachot de la Cité en 1209, alors que Simon de Montfort venait d’usurper le titre de Vicomte de Carcassonne que lui confirma le Concile de Latran en 1215. Son fils Raimond II fut confié au Roi d’Aragon.

 

 

 

 

 

                             
                                     Les Cathares chassés de Carcassonne

 

 

 

 

 

Son objectif : éliminer par le fer et le feu les hérétiques implantés dans le Sud, d’Agen à Béziers et du Lot aux Pyrénées ; c’est-à-dire les Cathares, qu’on appelait « Albigeois », mais qui étaient en fait organisés en quatre évêchés : Albi, Carcassonne, Toulouse et Agen. Du même coup, les Croisés avaient toute latitude pour conquérir et s’approprier les domaines et les titres des seigneurs occitans qui protégeaient les Cathares, notamment les terres du comte de Toulouse Raymond VI, qu’à tort ou à raison on avait rendu responsable de l’assassinat du légat (la rumeur de l’époque attribua le crime à un écuyer du comte).





      
                      
  La bataille de Muret marque le déclin du Catharisme

 

 

 

 

 

 

Le 15 août 1209, à Carcassonne, la Croisade « albigeoise » se donna un chef en la personne d’un seigneur d’Ile-de-France, Simon de Montfort. Neuf années durant, il devait chevaucher à travers tout le pays hérétique, pillant, incendiant, détruisant châteaux et villages, jetant au bûcher « Parfaits » et « Parfaites » cathares, égorgeant, mutilant ou pendant tout ceux qui lui résistaient, et réussissant à s’approprier la vicomté de Béziers, Carcassonne, Albi et Razès, puis le comté de Toulouse lui-même. Son ambition le poussa même à opérer des raids dévastateurs en des pays qui n’avaient jamais vu d’hérétiques : le Béarn, la Bigorre, le Comminges, le Périgord, le Vivarais…

 

 

 

        
                                                          Montségur

 

 

 

Quand il mourut, en 1218, atteint de cinq flèches et la tête fracassée par un boulet de catapulte, alors qu’il assiégeait Toulouse révoltée, les Occitans saluèrent la disparition du conquérant avec une immense joie, dont fut témoin le troubadour anonyme qui écrivit le grand poème de la « Chanson de la Croisade ».

 

 

 

     
                                                    
    Queribus

 

 

 

Au même moment, dans le camp des Croisés, les compagnons d’armes de Simon pleuraient le valeureux chevalier chrétien qui avait été leur chef et qui, lapidé comme saint Pierre et marqué de cinq plaies comme le Christ en croix, était mort en saint et en martyr, ainsi que le rapporte dans sa Chronique un de ses fidèles, le moine cistercien Pierre des Vaux-de-Cernay. Comme Michel Roquebert l’a écrit en d'autres termes dans son livre paru aux Éditions Perrin, nous sommes persuadés que Simon de Montfort a été l’instrument d’un génocide cathare instrumentalisé par l’Église qui, faute de ne pouvoir s’imposer en Terre Sainte, a focalisé sa haine contre les hérétiques occitans.

 

 

 

          
                                                      
     Cabaret

 

 

En 1213, les Cathares perdirent toute initiative et vécurent en clandestins dans les villes ou réfugiés dans des places fortes.

 

 

                            
                                                   
  Plan de Montségur

 

 


A 1060 mètres d’altitude, perchée sur un piton calcaire (le pog), Montségur est une forteresse imprenable : de 1243 à 1244, 150 hommes seulement tinrent en échec plusieurs milliers d’assaillants. Le château avait été construit entre 1205 et 1211 à la demande du clergé cathare qui en avait fait un centre spirituel et une place forte.


Tout y était conçu pour la défense mais respectait également le symbolisme cathare. Un large portail invitait les âmes à entrer, l’orientation du bâtiment suivait les points cardinaux et son plan adoptait la forme d’un pentagone, figure au symbole puissant dans la pensée cathare.

Certaines théories soutiennent que Montségur, comme les châteaux de Quéribus et Cabaret, serait également un observatoire et un temple solaire. A partir de 1240, Montségur abrita une communauté qui s’éleva jusqu’à 500 personnes. Ces Cathares pensaient être protégés par la garnison de chevaliers qui était commandée par l’évêque cathare de Toulouse, Bertrand Marti.

Pour l’Eglise catholique autant que pour le roi de France Louis IX (Saint Louis), Montségur constituait un outrage intolérable à leur autorité

En mai 1243, une armée de 10 000 hommes fit le siège du château. Pendant 10 mois, les défenseurs repoussèrent tous les assauts. Peu avant Noël, une petite troupe escalada le Roc de la Tour et y prit position. Dès lors, les assiégeants purent y installer leurs catapultes.
En mars 1244, l’eau commençait à manquer à Montségur. Les assaillants proposèrent aux Cathares d’avoir la vie sauve s’ils abjuraient.

 

 

                                       
                                              
    Bûcher de Montségur

 

 


Ils refusèrent, préférant mourir plutôt que de renoncer à leur foi.

Le 16 mars 1244, les Cathares se rendirent. Une colonne de 215 hommes et femmes descendit vers le bas de la montagne en se tenant par la main et en chantant des hymnes.

Un immense bûcher les attendait. Ils y montèrent de leur plein gré, et leurs corps réduits en cendre donnèrent au lieu son nom sinistre : le Prat des Cremats (le Champ des Brûlés).

 

 

                                              

 

 

Montségur contenait-il un trésor en numéraires et un trésor spirituel ?

On nous avance la somme de 100 000 livres en or. S’il s’agit d’une unité de poids, la livre d’alors valant entre 380 g et 552 g selon les provinces, on peut tabler sur un poids moyen en or de 47 tonnes. S’il s’agit de livre tournois, cette monnaie remplaçant la livre parisis en 1203 sous le règne de Philippe II de France et valant 8, 271 grammes d’or fin, cela nous donne un trésor cathare d’un poids de 827 kilogrammes. Nous pensons à l’évidence qu’il s’agit de la seconde hypothèse : les livres tournois (conversion des livres parisis) qui totalisaient l’ensemble des économies cathares entreposées dans le fief de Montségur.

 

 

 

         
                                            
Livre tournois: franc à cheval

 

 

Quelque part donc dans le château se trouvait un trésor estimé à 100 000 livres, mais l’histoire nous apprend qu’il y a eu deux trésors déménagés de Montségur, le premier à Noël 1243 et mis en sécurité en Italie. C'est en effet à la veille de Noël 1243 que Matheus et Pierre Bonnet arriveront à fuir Montségur en prenant tous les chevaux valides du lieu. Le trésor des Cathares composé de pièces d'or et d'argent importantes devait être acheminé vers l'Italie, à Crémone. Matheus et Pierre Bonnet suivirent le sentier cathare entre Montségur et Port-la-Nouvelle qu’ils atteignirent en une semaine. La traversée dura 8 jours. Une autre version explique que le trésor cathare fut mis à l’abri dans une place forte templière des environs, de telle sorte qu'aujourd'hui encore, personne ne sait si ce trésor cathare n'est qu'un mythe ou bien une réalité.

 

 

                            
                                    
 Le trésor des Cathares part en Italie

 

 

 

Le Trésor des Cathares. Mythe ou Réalité. Réalité et Mythe.

 

 

Mais abordons maintenant à pas mesurés la version  du second trésor. Si l’on excepte qu’il s’agit de documents mettant en péril les fondements de l’Eglise catholique, intéressons-nous alors aux recherches effectuées par les Nazis. Au tout début de la Seconde guerre mondiale (probablement dès 1928), les Allemands s'étaient intéressés de très près à l'histoire des Cathares et des Templiers, mais ce fut à la parution de Croisade contre le Graal,roman de l'écrivain et historien Otto Rahn que la chasse au trésor prit une tournure officielle.

 

 

                          
                                                         
   Otto Rahn

 

 

A l’appui des fantasmagories de Rahn, Himmler envoya des agents dans le Razès, dont un Français, avant de  missionner à trois reprises des spécialistes et des militaires ayant pour tâche de retrouver le Graal à Montségur et peut-être à Puivert, Puilaurens et Rennes-le-Château. A ce jour, les archives allemandes de l’époque n’ont rien révélé sur les résultats de ces recherches.

 

 

               
                                                   
 Himmler et le Graal

 

 

Peut-on en déduire que ce Trésor sacré ou politico-spirituel est encore sur place, ou bien en Espagne à Tarragone qui devint catalane en 1220 après avoir été égéenne, romaine, wisigothe et normande ? Plus exactement dans la forteresse templière de Miravet qui fut sous le commandement du célèbre Maître Bérenger de Saint-Just de 1297 à 1307, avant de se rendre aux troupes du roi d’Aragon (hélas cette source est à prendre avec les plus grandes précautions et nous demandons à tous les chercheurs d’unir leurs efforts afin d’éclairer cette version).

 

 

 

        
                         
   Le château templier de Miravet près de Tarragone

 

 

Dans la nuit du 16 mars, quatre Parfaits s’évadèrent de Montségur assiégé. Ils choisirent le côté du précipice en s’aidant de cordes, puis ils atteignirent le Sabarthès, le pays des ours, près de Tarascon-sur-Ariège et de Lordat. Lordat est du plus grand intérêt pour les historiens. En effet, dès 1240, les habitants du Lordalais aidèrent les hérétiques de Montségur. Il est prouvé qu’après la chute de la forteresse cathare, beaucoup de Parfaits s’y réfugièrent. La région est d’autant plus intéressante qu’on y répertorie plus de 50 grottes et des réseaux souterrains. C’est dans ce coin sauvage que disparurent les évadés. Jusqu’à nos jours, toutes les tentatives de fouilles se sont soldées par des échecs.

 

 

              
       
 Les ruines du château de Lordat dans le paysage chaotique du Sabarthès

 

 

Qu’emportaient-ils donc de si dangereux ? Des documents précieux révélant la vraie nature du Christ ? Ou mettant en péril les fondements de l’Église de Pierre ? Ou s’agissait-il du Saint-Graal tant de fois perdu et tant de fois retrouvé sous des formes différentes ?

 

 

                     
                                                  
     Le Saint Graal

 

 

Le Graal, la coupe du sang du Christ, la garantie de l’immortalité…

 

 

                                                

 

 

 

Otto Rahn était un étudiant allemand qui travaillait sur une thèse en littérature française, dont le sujet était de trouver l'identité de Kyot, en fait le troubadour Guyot de Provins qui fut le premier à écrire sur Perceval (Parsifal) après avoir traduit des parchemins de Tolède, puis fréquenté les cours de Toulouse, de Carcassonne, de Foix et de Saragosse avec Chrétien de Troyes.

 

 

                      

 

 

A l'encontre de ce que nous venons d'expliquer, on peut aussi dire que Kyot n'a jamais existé et qu'il est une pure invention de Wolfram d'Eschenbach. Kyot peut se lire comme composé par les deux lettres grecques X: Khi et I: iota, initiales de xristos iesous, Christ Jésus. Quand Wolfram von Eschenbach parle de Kyot le maître de Tolède, il faut situer Tolède au Xème et XIème siècle, lieu où s'effectua le rapprochement des religions musulmane, juive et chrétienne.

 

 

 

                      
                                      Grotte de Lombrives

 

 

Antonin Gadal, ancien instituteur, avait en son temps proposé l'hypothèse d'un trésor cathare sacré qui aurait été caché dans la grotte de Lombrives en Ariège.

Antonin Gadal nous dit: " Kyot, l'illustre maître, découvrit à Tolède la première source de son récit. C'est un païen renommé pour sa science, physicien, descendant de Salomon, qui en a parlé le premier: Flégétanis. Il aperçut de ses yeux, dans les constellations, des signes mystérieux dont il ne parla qu'avec crainte, et affirma l'existence d'un prodige dont le nom, le Graal, lui apparut clairement écrit dans le ciel. Une légion d'anges le déposa sur la terre, puis remonta au plus haut du firmament. Confié à un pécheur, il disparaîtrait : il fallut donc désormais, pour le garder, une communauté de purs. Il n'admet en sa présence que ceux qui en sont dignes!"

 

 

    

                      
                                           Antonin Gadal

 

 

 

 En 1927, Otto Rahn fit le voyage en Aude et en Ariège pour étayer sa thèse. Il se lia d'amitié avec Gadal qui fut dès lors son guide et son initiateur dans la région. A ce contact, Otto se lança dans une recherche éperdue du Graal tout en s'attribuant les travaux de l'instituteur. Toutefois, il élabora une version dans laquelle il essayait de prouver que le Graal était encore à Montségur et qu'il était taillé dans une émeraude comme le décrivait Wolfran d'Eschenbach dans son conte inspiré des écrits de Chrétien de Troyes (voir, pour ceux qui en ont la possiblité, le livre Wolfram 2 dans lequel on trouve les 50 000 vers additionnels relatant l'épopée de Gauvain).

 

 

 

                          
                                                 Gauvin

 

 

 A l'évidence, Otto Rahn n'ayant pas une formation historique et manquant d'informations, commet des erreurs, ignorant par exemple que le fief de Montségur appartenait à la famille de Raymonde de Péreille. Il s'arrange aussi pour nous faire admettre que Trancavel(Trencavel) se traduit par "tranche la vallée" alors que ce nom signifie "tranche bien". De même avec Montségur qu'il qualifie de mont sauvé bien que le vrai sens soit mont sûr. Pour donner une valeur à sa thèse, il n'hésitera pas à tracer des faux pentacles en pays cathare et inventer l'endroit où se trouve la tombe d'Eslarmonde. Nous certifions, contrairement aux dires de Rahn, que les Cathares n'adoraient pas le Diable. Mais on peut affirmer qu'il fut un adorateur du démon dès le moment où il se fit Nazi et entra dans la SS en 1935, incorporé à l'Etat-Major d'Himmler en passant sous les ordres de Karl Maria Wiligut surnommé le "Raspoutine d'Himmler". L'histoire se répétant, ses maîtres le dénonçèrent pour son "hérésie homosexuelle". Démissionnant de la SS, on le retrouva congelé sur le glacier de l'Empereur Sauvage, en 1939.

 

 

 

                           
        Otto Rahn a vraisemblablement rencontré Marie Dénarnaud

     

 

Sur les raisons de son décès, seules des hypothèses peuvent être envisagées. La plus habituelle est celle qu’il se serait suicidé pour échapper à son homosexualité… Une autre avance que les effroyables traitements imposés dans le KZ auquel il aurait assisté l’auraient conduit à un tel état d’écœurement qu’il se serait supprimé pour échapper à ce souvenir. Enfin, il resterait l’hypothèse que Rahn ne se soit pas suicidé, mais ait été supprimé, en raison du fait que son premier éditeur, Otto Vogelsang, l’avait vu peu de jours avant son décès et qu’il lui était apparu « détendu, gai et optimiste pour son avenir ».

 

 

 

                            
                                Otto Rahn en uniforme de la SS

 

 

 Il faut le redire haut et fort : les Cathares ne sacrifiaient pas à Satan. Ils rejetaient tout simplement l'Ancien Testament et les rites pompeux de l' Église Catholique. Ainsi, après une vie pure et parfaite, le Cathare se voyait récompensé par le Consolamentum.

 

 

                             
                                            Consolamentum

 

 

« Tenant le livre des Évangiles dans ses mains, le célébrant exhorte celui ou ceux qui viennent pour recevoir le consolament à placer toute leur foi dans ce consolament et l’espérance du salut de leurs âmes en Dieu et dans ce consolament. Et ainsi, après qu’on eut posé le livre sur leur tête, ils disent sept fois la prière du Seigneur, et ensuite le célébrant lit devant tous l'évangile selon Saint-Jean depuis : « Au commencement » , jusqu’au passage qui dit : « La grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ ».

 

L'horreur du massacre des Cathares fut atteinte à Béziers lorsque l'armée de l'abbé Arnaud-Amaury prit la ville. Quand l'un de ses capitaines lui demanda: "Mais, monseigneur, comment allons-nous reconnaître les vrais Chrétiens des Cathares?" Arnaud répondit: "Et bien tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens!"

 

 

 

                        
                           Massacre de Béziers, 22 juillet 1209    

                       


Retour vers hypothèses

 

 

 

 

© 2012